Ecrire un article
MIGNONNE
Outre le fait que vos lèvres frolent les miennes en cet instant divin la suite des événements me parait plus qu' incertaine. Devrons-nous d'un commun accord parcourir le reste de nos vie ensemble ou prévoir la future douleur d'une rupture annoncée par un cap mal negocié? Faudra-t-il que nos divertissements soient communs ou pourrons-nous nous éloigner le temps d'une journée pour nous retrouver au soir et dans de suaves vapeurs, venues d'on ne sait où, nous étreindre le reste de la nuit? Faudra-t-il encore, Madame, que vos amies soient les miennes et les miens les votres sans parler, ma mie, de nos familles respectives qui devant notre idylle seront de fait reunies. Non, belle tentatrice, ravale tes artifices, à ton doigt sous le guant j'aperçois l'anneau, il devrait te bruler l'âme et te mener à l'échafaud, mais dans tes filets bien trop tressés je suis tombé, pourrais-je un jour m'en relever, il le faudra bien car il n'y a point d'avenir, dans un badinage avec un vampire, une fois que la belle aura eu ce pourquoi elle est venue, elle s'enfuira dans la nuit à mon insu, peut-être nous recroiserons nous dans un bal au palais, alors votre éventail devant le visage à moi vous cacherait, à loisir vous pourrez vous gaussez, de ce jeune damoiseau que vous aurez à votre service apprivoisez, et de vos atours ne peut se libérer. Madame, devant tant de grace et de beauté, je ne peux que rêver qu'un jour vous vieillissiez, alors que je serais dans l'âge de la sagesse, vous ruminerez toutes les bassesses, des jeunes charmeuses qui envoutent les garçons, jeunes et beaux, ils ne se soucieront pas plus de vous que d'une chaise dans les salons. ode
Ecrit par ode, le Mercredi 14 Septembre 2005, 12:33 dans la rubrique "Histoire".
Repondre a cet article
|